Nicole Caligaris

Nicole Caligaris nourrit depuis La Scie Patriotique (Mercure de France, 1997 rééd. Le nouvel Attila, 2016) une œuvre éminemment littéraire, pleine de force et d’obscurité. Elle a ainsi publié, entre autres, Okosténie, Le Paradis entre les jambes et Carnivale (Verticales, 2008, 2013 et 2021). Elle a participé à de nombreux ouvrages collectifs, a écrit des fictions radiophoniques. Elle expérimente différentes formes et disciplines. Ainsi, Le jour est entré dans la nuit (François Bourin, 2015) est un essai consacré au sculpteur Hubert Duprat.
L’autrice poursuivra lors de sa résidence à l’abbaye d’Ardenne un travail de longue date situé à l’intersection de la littérature et de la danse. Une réflexion souterraine qui l’a menée à tenir depuis plusieurs années « un journal de curiosité vis à vis du corps qui danse ».
« Une autre dimension m'intéresse, dans la danse, que ne peut pas connaître l'auteur en train d'écrire, c'est celle du souffle collectif, non pas cette fois du point de vue du spectateur mais du point de vue des
danseurs, dont je fais l'hypothèse que le groupe parvient à un souffle commun qui harmonise les temps des corps de chaque membre et produit une écoute intuitive, profondément incorporée, semblable sans
doute à l'écoute des musiciens improvisateurs qui doivent chercher leur son et composer ensemble la musique sans partition. C'est ce que j'aimerais explorer, interroger, et écrire au contact de danseurs, dans leur proximité. »
Une résidence en partenariat avec le Centre Chorégraphique National de Caen en Normandie.
Crédits photographiques : Antoine Guedeney